Développer son intelligence émotionnelle au travail

25/3/2025
Collaboration
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Développer son intelligence émotionnelle au travail

L’intelligence émotionnelle est un atout clé pour les managers et les équipes confrontés à des situations complexes et à des interactions quotidiennes. Elle ne se limite pas à la gestion des émotions, mais impacte directement la qualité des échanges, la prise de décision et l’efficacité collective.

Concrètement, comment la développer ? Cela passe par des réflexes simples mais essentiels : mieux identifier ses propres émotions, comprendre celles des autres, ajuster sa communication en fonction du contexte et adopter des réactions adaptées sous pression. Voici les leviers pour renforcer cette compétence et améliorer durablement vos relations professionnelles.

Mieux se connaître pour mieux gérer ses émotions

Nos émotions influencent nos réactions et nos interactions, souvent de manière inconsciente. Elles peuvent nous aider à prendre de bonnes décisions, mais aussi nous pousser à des réactions inadaptées si elles ne sont pas maîtrisées. Apprendre à les identifier et à les comprendre permet de mieux gérer son stress, d’adapter ses réponses et d’améliorer la qualité de ses échanges

Identifier ses déclencheurs émotionnels

Les émotions ne surgissent pas au hasard : elles sont liées à des expériences passées et des besoins non satisfaits. Repérer ce qui les déclenche permet d’anticiper ses réactions et de mieux les gérer au quotidien.

  • Repérer les situations récurrentes : Prendre du recul sur les moments de stress, d’irritation ou de frustration aide à repérer des schémas récurrents. Par exemple, un collaborateur qui réagit mal aux critiques peut réaliser que cela traduit un besoin de reconnaissance non comblé.
  • Décrypter l’origine de ses émotions : Une réunion stressante peut traduire la peur d’être jugé, un manque de préparation ou encore un enjeu personnel sous-jacent. Exemple : Un manager agacé par le retard répété d’un collaborateur pourrait se rendre compte qu’il associe ce comportement à un manque de respect, alors que la cause réelle est une surcharge de travail chez le collaborateur.
  • Anticiper pour mieux gérer ses réponses : Connaître ses déclencheurs émotionnels permet de ne pas réagir à chaud. Exemple : Si vous savez que vous avez tendance à mal réagir aux critiques, entraînez-vous à prendre une grande respiration et à poser une question avant de répondre impulsivement.

Exprimer ses émotions de façon constructive

Mal exprimées, les émotions peuvent entraîner des tensions et des incompréhensions. Apprendre à les formuler avec clarté et bienveillance permet d’améliorer la communication et de renforcer les relations.

  • Reformuler plutôt que réagir brutalement : Une critique peut parfois être perçue de manière biaisée. Ne tirez pas de conclusions hâtives et vérifiez le sens d’une remarque avant de l’interpréter. Pour cela, n'hésitez pas à poser la question directement : "Quand tu dis que ce projet pourrait être mieux géré, que veux-tu dire exactement ?"
  • Utiliser le "Je" plutôt que le "Tu" : Cela évite de placer l’autre en position défensive. Exemple : Dire “Je me suis senti mis de côté dans la prise de décision” est plus efficace que “Tu ne me prends jamais en compte”.
  • Prendre du recul avant de répondre : Réfléchir quelques secondes peut éviter une réaction excessive. Exemple : Avant de répondre à un email irritant, rédigez une première version de votre réponse et relisez-la quelques minutes plus tard pour vérifier son ton.

Développer l’écoute active et l’empathie

L’écoute active et l’empathie sont des compétences clés pour instaurer des échanges fluides et éviter les malentendus. Elles permettent de mieux comprendre les besoins et ressentis de ses interlocuteurs, favorisant ainsi des relations professionnelles plus harmonieuses. Une communication efficace ne repose pas uniquement sur les mots, mais aussi sur l’attention sincère portée à l’autre.

Adopter les bonnes pratiques pour une écoute attentive

Une écoute de qualité passe par une attention sincère et une communication claire. Quelques réflexes simples permettent d’améliorer les échanges et d’éviter les malentendus.

  • Maintenir un contact visuel naturel : Rester pleinement attentif à son interlocuteur en évitant toute distraction. Par exemple, poser son téléphone et éviter de consulter ses notifications pendant une discussion importante permet de montrer que l’on est réellement à l’écoute.
  • Reformuler pour clarifier : Reformuler les propos de son interlocuteur aide à éviter les malentendus. Par exemple : "Si je comprends bien, tu ressens de la pression sur ce projet ?" invite à un échange plus ouvert.
  • Poser des questions ouvertes : Encourager le dialogue et la réflexion chez son interlocuteur. Par exemple : "Comment vois-tu la suite de ce projet ?" plutôt que "Tout est clair ?"

Garder son calme face aux situations difficiles

Dans un échange tendu, maîtriser ses émotions permet d’apaiser la situation et de maintenir un dialogue constructif. Observer, écouter et réagir avec bienveillance aide à désamorcer les tensions.

  • Observer le langage corporel et le ton de la voix : Détecter le langage corporel pour adapter sa réponse. Une posture fermée peut traduire une certaine tension. Par exemple : Avant de répondre, prendre en compte ces signaux aide à adapter son approche.
  • Réagir avec calme et bienveillance : Faire preuve de patience et d’empathie pour réduire la tension. Par exemple : Un collègue irrité par un retard appréciera plus une explication posée qu’une justification précipitée.
  • Éviter les demandes urgentes à un moment inopportun : Éviter d’ajouter une pression supplémentaire à un collaborateur déjà sous tension. Exemple : Si un collègue semble dépassé, proposer un échange plus tard plutôt que d’exiger une réponse immédiate.

Gérer les tensions et les conflits

Les conflits font partie de la vie professionnelle, mais leur impact dépend largement de la façon dont ils sont abordés. Plutôt que de les éviter ou de les subir, il est essentiel d’adopter une approche calme et constructive. Savoir écouter, prendre du recul et chercher des solutions permet non seulement de désamorcer les tensions, mais aussi d’améliorer les relations et la collaboration.

Aborder une conversation difficile dans de bonnes conditions

Une discussion délicate a plus de chances d’être productive lorsqu’elle est menée au bon moment et dans un cadre propice. Prendre du recul et structurer son message permet d’éviter les malentendus et de favoriser un échange apaisé.

  • Choisir le bon moment et le bon lieu : Échanger dans un lieu calme et propice à la discussion. Exemple : Préférer une discussion privée à une confrontation en réunion.
  • Laisser retomber l’émotion avant de répondre : Réagir à chaud risque d’amplifier le conflit. Reporter la discussion permet de prendre du recul. Exemple : Dire "Je préfère qu’on en parle à tête reposée cet après-midi" évite de s’emporter sous l’émotion.
  • Préparer la conversation pour éviter les malentendus : Structurer son message et clarifier son intention permet d’exposer son point de vue sans provoquer de tensions inutiles. Exemple : Au lieu de dire "Tu ne respectes jamais les délais", préciser "J’ai remarqué que les échéances sont difficiles à tenir, comment peut-on améliorer ça ensemble ?"

Exprimer son désaccord sans générer de tensions

Exprimer un désaccord demande de la finesse pour éviter les réactions défensives. En privilégiant une approche factuelle et bienveillante, il est possible de partager son point de vue tout en préservant la qualité de la relation.

  • Utiliser le "Je" plutôt que le "Tu" : Dire "Je" permet d’exprimer son ressenti sans accuser directement l’autre, ce qui évite une réaction défensive. Exemple : "Je me suis senti mis de côté sur ce projet" est mieux perçu que "Tu m’as ignoré", qui peut provoquer une confrontation.
  • Éviter les jugements et accusations : Se concentrer sur des faits précis et partager l’impact qu’ils ont eu sur soi permet d’éviter les malentendus. Par exemple : “Lorsque mon rôle n’a pas été évoqué durant la réunion, j’ai eu le sentiment que ma contribution n’était pas reconnue” est beaucoup mieux accueilli que “Tu ne valorises jamais mon travail”.
  • Adopter un ton calme et un langage corporel ouvert : La manière de s’exprimer est tout aussi importante que les mots employés. Garder une voix posée, adopter une posture ouverte et maintenir un contact visuel bienveillant favorisent un climat d’échange constructif.  À l’inverse, croiser les bras ou élever la voix pourrait être interprété comme de l’hostilité, fermant ainsi le dialogue.

Reporter la discussion si besoin pour éviter une escalade

Quand une conversation devient trop chargée émotionnellement, il est souvent préférable de la reporter pour éviter une escalade inutile. Prendre un peu de recul permet de clarifier ses idées, réduire la tension, et revenir plus sereinement au sujet.

  • Reconnaître que ce n’est pas le bon moment : Insister pour régler immédiatement un désaccord peut aggraver les choses. Il vaut mieux remettre la conversation à plus tard, quand chacun aura retrouvé son calme. Exemple : "Je vois que nous sommes tous les deux un peu tendus. Reprenons cette discussion demain matin à froid."
  • Fixer un nouveau moment d’échange : Donner un cadre précis pour reprendre la discussion empêche le problème de rester en suspens et évite qu’il continue de générer du stress. Exemple : "Je te propose qu’on en reparle après notre réunion de demain, afin de trouver une solution plus sereinement."
  • Adopter une attitude ouverte et rassurante : Exprimer clairement son intention d’écouter et de comprendre l’autre permet de désamorcer la tension. Exemple : "Je veux vraiment comprendre ton point de vue, et je pense qu’on pourra mieux en parler après un peu de recul."

Prendre du recul pour mieux gérer la pression

Le stress et la pression font partie du quotidien professionnel, mais ils ne doivent pas prendre le dessus sur nos réactions. Une réponse trop rapide ou émotive peut créer des malentendus ou aggraver une situation. S’accorder un temps de réflexion permet de mieux gérer ses émotions, de relativiser et d’adopter une attitude plus posée et constructive.

Identifier ses émotions avant de réagir à chaud

Prendre le temps de reconnaître ses émotions permet d’éviter des réactions impulsives. Un court moment de recul aide à mieux gérer la situation et à adopter une réponse plus adaptée.

  • Prendre un temps de pause avant de répondre : Avant de réagir à un message ou lors d'une réunion tendue, respirer profondément et réfléchir à la meilleure manière de s'exprimer est bénéfique. Par exemple, au lieu de répondre immédiatement à un message sec de son manager, prendre cinq minutes pour formuler une réponse apaisée permet d'éviter une escalade inutile.
  • Vérifier l’interprétation d’une situation : Une remarque ou un comportement peut facilement être mal interprété sans clarification. Par exemple, dire : “Tu sembles pressé sur ce dossier, y a-t-il un enjeu particulier dont je devrais être informé ?” permet d'éviter des suppositions incorrectes ou anxiogènes.
  • S’autoriser à différer une réponse : Lorsqu'une demande provoque du stress ou semble injuste, mieux vaut s'accorder du temps avant de répondre définitivement. Par exemple : “Je vais y réfléchir et te faire un retour cet après-midi” permet de gérer ses émotions et de répondre de manière plus posée.

Prioriser en équipe pour éviter la surcharge

Gérer seul une charge de travail excessive peut rapidement mener à du stress et une perte d’efficacité. Travailler collectivement sur la répartition des tâches permet de mieux organiser les priorités et d’éviter la surcharge inutile.

  • Clarifier les vraies urgences avec son manager ou son équipe : Lorsqu’une nouvelle demande urgente arrive, s’assurer qu’elle est vraiment prioritaire est essentiel. Par exemple : demander “Qu’est-ce qui est réellement prioritaire aujourd’hui ?” évite de se disperser sur des tâches non essentielles.
  • Utiliser une approche collective pour mieux répartir la charge : Lorsqu’un projet devient trop lourd pour une seule personne, organiser un point rapide avec l’équipe permet d’ajuster la répartition des tâches. Exemple : Si un collègue est débordé, un autre peut peut-être prendre en charge une partie de ses missions pour alléger la pression.
  • Mettre en place des rituels d’alignement : Planifier des points réguliers en début de semaine permet d’anticiper les imprévus et de mieux structurer les priorités. Exemple : Un brief du lundi matin où chacun partage ses tâches de la semaine aide à éviter les urgences de dernière minute.

L’intelligence émotionnelle est une compétence essentielle pour mieux gérer ses émotions, interagir sereinement avec ses collègues et désamorcer les tensions au travail. En développant son écoute, sa capacité à prendre du recul et sa gestion des conflits, on favorise des relations professionnelles plus apaisées et un environnement de travail plus harmonieux. Cette maîtrise ne s’acquiert pas du jour au lendemain, mais grâce à des pratiques concrètes et un apprentissage progressif.

Pour aller plus loin, explorez nos workshops "Conversations difficiles" et "Gestion du temps et de l’énergie", des formations issues des meilleures pratiques pour mieux communiquer et gagner en sérénité au travail. 

L’intelligence émotionnelle est un atout clé pour les managers et les équipes confrontés à des situations complexes et à des interactions quotidiennes. Elle ne se limite pas à la gestion des émotions, mais impacte directement la qualité des échanges, la prise de décision et l’efficacité collective.

Concrètement, comment la développer ? Cela passe par des réflexes simples mais essentiels : mieux identifier ses propres émotions, comprendre celles des autres, ajuster sa communication en fonction du contexte et adopter des réactions adaptées sous pression. Voici les leviers pour renforcer cette compétence et améliorer durablement vos relations professionnelles.

Mieux se connaître pour mieux gérer ses émotions

Nos émotions influencent nos réactions et nos interactions, souvent de manière inconsciente. Elles peuvent nous aider à prendre de bonnes décisions, mais aussi nous pousser à des réactions inadaptées si elles ne sont pas maîtrisées. Apprendre à les identifier et à les comprendre permet de mieux gérer son stress, d’adapter ses réponses et d’améliorer la qualité de ses échanges

Identifier ses déclencheurs émotionnels

Les émotions ne surgissent pas au hasard : elles sont liées à des expériences passées et des besoins non satisfaits. Repérer ce qui les déclenche permet d’anticiper ses réactions et de mieux les gérer au quotidien.

  • Repérer les situations récurrentes : Prendre du recul sur les moments de stress, d’irritation ou de frustration aide à repérer des schémas récurrents. Par exemple, un collaborateur qui réagit mal aux critiques peut réaliser que cela traduit un besoin de reconnaissance non comblé.
  • Décrypter l’origine de ses émotions : Une réunion stressante peut traduire la peur d’être jugé, un manque de préparation ou encore un enjeu personnel sous-jacent. Exemple : Un manager agacé par le retard répété d’un collaborateur pourrait se rendre compte qu’il associe ce comportement à un manque de respect, alors que la cause réelle est une surcharge de travail chez le collaborateur.
  • Anticiper pour mieux gérer ses réponses : Connaître ses déclencheurs émotionnels permet de ne pas réagir à chaud. Exemple : Si vous savez que vous avez tendance à mal réagir aux critiques, entraînez-vous à prendre une grande respiration et à poser une question avant de répondre impulsivement.

Exprimer ses émotions de façon constructive

Mal exprimées, les émotions peuvent entraîner des tensions et des incompréhensions. Apprendre à les formuler avec clarté et bienveillance permet d’améliorer la communication et de renforcer les relations.

  • Reformuler plutôt que réagir brutalement : Une critique peut parfois être perçue de manière biaisée. Ne tirez pas de conclusions hâtives et vérifiez le sens d’une remarque avant de l’interpréter. Pour cela, n'hésitez pas à poser la question directement : "Quand tu dis que ce projet pourrait être mieux géré, que veux-tu dire exactement ?"
  • Utiliser le "Je" plutôt que le "Tu" : Cela évite de placer l’autre en position défensive. Exemple : Dire “Je me suis senti mis de côté dans la prise de décision” est plus efficace que “Tu ne me prends jamais en compte”.
  • Prendre du recul avant de répondre : Réfléchir quelques secondes peut éviter une réaction excessive. Exemple : Avant de répondre à un email irritant, rédigez une première version de votre réponse et relisez-la quelques minutes plus tard pour vérifier son ton.

Développer l’écoute active et l’empathie

L’écoute active et l’empathie sont des compétences clés pour instaurer des échanges fluides et éviter les malentendus. Elles permettent de mieux comprendre les besoins et ressentis de ses interlocuteurs, favorisant ainsi des relations professionnelles plus harmonieuses. Une communication efficace ne repose pas uniquement sur les mots, mais aussi sur l’attention sincère portée à l’autre.

Adopter les bonnes pratiques pour une écoute attentive

Une écoute de qualité passe par une attention sincère et une communication claire. Quelques réflexes simples permettent d’améliorer les échanges et d’éviter les malentendus.

  • Maintenir un contact visuel naturel : Rester pleinement attentif à son interlocuteur en évitant toute distraction. Par exemple, poser son téléphone et éviter de consulter ses notifications pendant une discussion importante permet de montrer que l’on est réellement à l’écoute.
  • Reformuler pour clarifier : Reformuler les propos de son interlocuteur aide à éviter les malentendus. Par exemple : "Si je comprends bien, tu ressens de la pression sur ce projet ?" invite à un échange plus ouvert.
  • Poser des questions ouvertes : Encourager le dialogue et la réflexion chez son interlocuteur. Par exemple : "Comment vois-tu la suite de ce projet ?" plutôt que "Tout est clair ?"

Garder son calme face aux situations difficiles

Dans un échange tendu, maîtriser ses émotions permet d’apaiser la situation et de maintenir un dialogue constructif. Observer, écouter et réagir avec bienveillance aide à désamorcer les tensions.

  • Observer le langage corporel et le ton de la voix : Détecter le langage corporel pour adapter sa réponse. Une posture fermée peut traduire une certaine tension. Par exemple : Avant de répondre, prendre en compte ces signaux aide à adapter son approche.
  • Réagir avec calme et bienveillance : Faire preuve de patience et d’empathie pour réduire la tension. Par exemple : Un collègue irrité par un retard appréciera plus une explication posée qu’une justification précipitée.
  • Éviter les demandes urgentes à un moment inopportun : Éviter d’ajouter une pression supplémentaire à un collaborateur déjà sous tension. Exemple : Si un collègue semble dépassé, proposer un échange plus tard plutôt que d’exiger une réponse immédiate.

Gérer les tensions et les conflits

Les conflits font partie de la vie professionnelle, mais leur impact dépend largement de la façon dont ils sont abordés. Plutôt que de les éviter ou de les subir, il est essentiel d’adopter une approche calme et constructive. Savoir écouter, prendre du recul et chercher des solutions permet non seulement de désamorcer les tensions, mais aussi d’améliorer les relations et la collaboration.

Aborder une conversation difficile dans de bonnes conditions

Une discussion délicate a plus de chances d’être productive lorsqu’elle est menée au bon moment et dans un cadre propice. Prendre du recul et structurer son message permet d’éviter les malentendus et de favoriser un échange apaisé.

  • Choisir le bon moment et le bon lieu : Échanger dans un lieu calme et propice à la discussion. Exemple : Préférer une discussion privée à une confrontation en réunion.
  • Laisser retomber l’émotion avant de répondre : Réagir à chaud risque d’amplifier le conflit. Reporter la discussion permet de prendre du recul. Exemple : Dire "Je préfère qu’on en parle à tête reposée cet après-midi" évite de s’emporter sous l’émotion.
  • Préparer la conversation pour éviter les malentendus : Structurer son message et clarifier son intention permet d’exposer son point de vue sans provoquer de tensions inutiles. Exemple : Au lieu de dire "Tu ne respectes jamais les délais", préciser "J’ai remarqué que les échéances sont difficiles à tenir, comment peut-on améliorer ça ensemble ?"

Exprimer son désaccord sans générer de tensions

Exprimer un désaccord demande de la finesse pour éviter les réactions défensives. En privilégiant une approche factuelle et bienveillante, il est possible de partager son point de vue tout en préservant la qualité de la relation.

  • Utiliser le "Je" plutôt que le "Tu" : Dire "Je" permet d’exprimer son ressenti sans accuser directement l’autre, ce qui évite une réaction défensive. Exemple : "Je me suis senti mis de côté sur ce projet" est mieux perçu que "Tu m’as ignoré", qui peut provoquer une confrontation.
  • Éviter les jugements et accusations : Se concentrer sur des faits précis et partager l’impact qu’ils ont eu sur soi permet d’éviter les malentendus. Par exemple : “Lorsque mon rôle n’a pas été évoqué durant la réunion, j’ai eu le sentiment que ma contribution n’était pas reconnue” est beaucoup mieux accueilli que “Tu ne valorises jamais mon travail”.
  • Adopter un ton calme et un langage corporel ouvert : La manière de s’exprimer est tout aussi importante que les mots employés. Garder une voix posée, adopter une posture ouverte et maintenir un contact visuel bienveillant favorisent un climat d’échange constructif.  À l’inverse, croiser les bras ou élever la voix pourrait être interprété comme de l’hostilité, fermant ainsi le dialogue.

Reporter la discussion si besoin pour éviter une escalade

Quand une conversation devient trop chargée émotionnellement, il est souvent préférable de la reporter pour éviter une escalade inutile. Prendre un peu de recul permet de clarifier ses idées, réduire la tension, et revenir plus sereinement au sujet.

  • Reconnaître que ce n’est pas le bon moment : Insister pour régler immédiatement un désaccord peut aggraver les choses. Il vaut mieux remettre la conversation à plus tard, quand chacun aura retrouvé son calme. Exemple : "Je vois que nous sommes tous les deux un peu tendus. Reprenons cette discussion demain matin à froid."
  • Fixer un nouveau moment d’échange : Donner un cadre précis pour reprendre la discussion empêche le problème de rester en suspens et évite qu’il continue de générer du stress. Exemple : "Je te propose qu’on en reparle après notre réunion de demain, afin de trouver une solution plus sereinement."
  • Adopter une attitude ouverte et rassurante : Exprimer clairement son intention d’écouter et de comprendre l’autre permet de désamorcer la tension. Exemple : "Je veux vraiment comprendre ton point de vue, et je pense qu’on pourra mieux en parler après un peu de recul."

Prendre du recul pour mieux gérer la pression

Le stress et la pression font partie du quotidien professionnel, mais ils ne doivent pas prendre le dessus sur nos réactions. Une réponse trop rapide ou émotive peut créer des malentendus ou aggraver une situation. S’accorder un temps de réflexion permet de mieux gérer ses émotions, de relativiser et d’adopter une attitude plus posée et constructive.

Identifier ses émotions avant de réagir à chaud

Prendre le temps de reconnaître ses émotions permet d’éviter des réactions impulsives. Un court moment de recul aide à mieux gérer la situation et à adopter une réponse plus adaptée.

  • Prendre un temps de pause avant de répondre : Avant de réagir à un message ou lors d'une réunion tendue, respirer profondément et réfléchir à la meilleure manière de s'exprimer est bénéfique. Par exemple, au lieu de répondre immédiatement à un message sec de son manager, prendre cinq minutes pour formuler une réponse apaisée permet d'éviter une escalade inutile.
  • Vérifier l’interprétation d’une situation : Une remarque ou un comportement peut facilement être mal interprété sans clarification. Par exemple, dire : “Tu sembles pressé sur ce dossier, y a-t-il un enjeu particulier dont je devrais être informé ?” permet d'éviter des suppositions incorrectes ou anxiogènes.
  • S’autoriser à différer une réponse : Lorsqu'une demande provoque du stress ou semble injuste, mieux vaut s'accorder du temps avant de répondre définitivement. Par exemple : “Je vais y réfléchir et te faire un retour cet après-midi” permet de gérer ses émotions et de répondre de manière plus posée.

Prioriser en équipe pour éviter la surcharge

Gérer seul une charge de travail excessive peut rapidement mener à du stress et une perte d’efficacité. Travailler collectivement sur la répartition des tâches permet de mieux organiser les priorités et d’éviter la surcharge inutile.

  • Clarifier les vraies urgences avec son manager ou son équipe : Lorsqu’une nouvelle demande urgente arrive, s’assurer qu’elle est vraiment prioritaire est essentiel. Par exemple : demander “Qu’est-ce qui est réellement prioritaire aujourd’hui ?” évite de se disperser sur des tâches non essentielles.
  • Utiliser une approche collective pour mieux répartir la charge : Lorsqu’un projet devient trop lourd pour une seule personne, organiser un point rapide avec l’équipe permet d’ajuster la répartition des tâches. Exemple : Si un collègue est débordé, un autre peut peut-être prendre en charge une partie de ses missions pour alléger la pression.
  • Mettre en place des rituels d’alignement : Planifier des points réguliers en début de semaine permet d’anticiper les imprévus et de mieux structurer les priorités. Exemple : Un brief du lundi matin où chacun partage ses tâches de la semaine aide à éviter les urgences de dernière minute.

L’intelligence émotionnelle est une compétence essentielle pour mieux gérer ses émotions, interagir sereinement avec ses collègues et désamorcer les tensions au travail. En développant son écoute, sa capacité à prendre du recul et sa gestion des conflits, on favorise des relations professionnelles plus apaisées et un environnement de travail plus harmonieux. Cette maîtrise ne s’acquiert pas du jour au lendemain, mais grâce à des pratiques concrètes et un apprentissage progressif.

Pour aller plus loin, explorez nos workshops "Conversations difficiles" et "Gestion du temps et de l’énergie", des formations issues des meilleures pratiques pour mieux communiquer et gagner en sérénité au travail. 

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